Voyant arriver sur la BAU un véhicule tractant une caravane, je l’ai rejoint sur le parking de l’aire de service de Bavois. Au vu de l’état du pneu, j’ai très vite compris que bien qu’il y avait une roue de secours sous la caravane, j’allais devoir utiliser des moyens de levage non conventionnels. En effet sur les caravanes, il n’y a pas beaucoup d’endroit pour mettre un dispositif de levage, les longerons n’étant que des tôles pliées et le plancher ne permettant pas de supporter la charge. De plus, en étant sur la jante, passer un cric pour aller se mettre sous un élément solide s’avère impossible.
Dès lors, c’était la bonne occasion pour utiliser l’un de mes coussins de levage, qui par son épaisseur à vide peut aisément être placé sous l’essieu. Voilà, une affaire bien menée.
Depuis 2017 j’assure une présence régulière sur l’aire d’autoroute de Bavois, sans qu’aucun horaire ne soit défini. On peut m’y croiser à n’importe quelle heure, du lundi au dimanche et par n’importe quelle météo.
C’est ainsi que je viens régulièrement en aide aux usagers de la route qui peuvent s’y trouver, que ce soit pour les aider dans leurs démarches avec leur assistance routière, les orienter vers les infrastructures de la place, les conseiller concernant des itinéraires et bien d’autres choses encore.
J’aide également les chauffeurs poids-lourds dans le cadre de leur stationnement, dans la mesure de ce qui m’est possible au respect des lois, je prête mains fortes aux dépanneurs intervenant sur le site, lorsque cela peut faciliter leur travail et en améliorer la sécurité.
J’ouvre un œil bienveillant sur ces lieux et ainsi en améliore quelque peu la sécurité, quitte à faire appel aux services officiels concernés lorsque cela s’avère nécessaire.
Toute cela m’est possible dans le cadre d’un bénévolat, n’ayant pas d’obligations professionnelles à assumer et ayant du temps à consacrer à la collectivité.
En cette période de fêtes, tout en vous souhaitant une bonne fin 2023 ainsi qu’un excellent début 2024 je me permets de solliciter quelques soutiens.
T’as beau être le meilleur mécano, si t’as pas le matériel, tu ne peux pas faire grand chose. Je ne suis qu’un passionné autodidacte, mais voici un aperçu de ce dont je dispose dans mon véhicule de patrouille. Ajoutez à cela ce qui ne se voit pas, puisque qu’il faudrait me trépaner. Bon dimanche à vous tous et restez prudents sur les routes.
Il y a environ un an, alors que j’étais en route pour Bavois j’ai vu ce fourgon Fiat qui s’était pris pour un « Monorail ». Je suis spontanément aller voir si tout allait bien pour le chauffeur et si un dépanneur avait été avisé.
Lorsque le dépanneur, qui avait été informé d’une « double crevaison » est arrivé, il a avisé la Gendarmerie afin d’assurer la sécurité du trafic et de l’intervention.
Alors qu’il était arrivé avec le matériel pour une « double crevaison », son collègue est venu en renfort avec un camion de dépannage permettant de charger ce fourgon trop lourd pour la remorque.
Comme j’étais sur place avec mon matériel spécialisé, nous avons ainsi pu éviter de devoir utiliser une grue pour sortir ce fourgon de son rail, ce qui aurait fortement perturbé le trafic à une heure de pointe.
Si Guy Parmelin avait parlé des « Oreillers de paresse », pour ma part j’ai une toute autre considération de mes coussins.
Ayant tissé des liens avec certains chauffeurs routiers, ceux-ci me contactent directement en cas de besoin. C’est ainsi qu’un dimanche matin, un chauffeur étranger me contacte en raison de problèmes avec les batteries de son camion.
Arrivé sur place, je constate que l’une des batteries est à 12V, mais que l’autre n’est qu’à 10V en raison d’un élément en court-circuit. Je constate également que les batteries sont gonflées et qu’elles perdent de l’acide.
Il est convenu avec le chauffeur que je le renseignerai le lundi matin sur les conditions pour le remplacement des 2 batteries auprès du garage de la marque, non loin du lieu où le chauffeur devait se rendre le lundi matin.
Pour des raisons économiques, le patron du chauffeur a renoncé au remplacement des batteries et demandais à son chauffeur de trouver des batteries en Allemagne et de les remplacer lui-même.
C’est ainsi que le lundi soir, j’ai retrouvé le chauffeur et son ensemble stationné sur le parking, dans le secteur des véhicules légers. Non disposé à lui venir en aide le mardi matin, dans le cas où le camion ne pourrait démarrer et préférant que celui-ci reste en panne sur le parking plutôt que sur l’autoroute, il me restait un doute concernant les risques avec ces batteries qui répandaient leur odeur d’œufs pourris sur toute l’aire de repos.
Afin d’en avoir le cœur net, j’ai appelé le 118 et c’est ainsi que les pompiers sont intervenus afin de vérifier et sécuriser ce camion au moteur à gaz.
A savoir que des batteries standard (plomb & acide) en défaut, partent en électrolyse et surchauffent tout en dégageant de l’oxygène et de l’hydrogène, mélange extrêmement explosif.
La gendarmerie a ainsi exigé que les batteries soient remplacées sur place, avant toute mise en route du camion. Ce qui a été effectué le mardi par le service de dépannage, auquel j’ai prêté mains fortes.
Après un après-midi et une soirée relativement tranquilles, alors je m’apprêtais à rentrer me coucher, écoutant mon instinct je prends la direction opposée à mon domicile et pars direction La Sarraz. C’est alors que je constate la présence d’un véhicule en panne sur la BAU à la jonction de La Sarraz. Estimant que le danger était bien présent et sentant la situation anormale, j’en ai informé la Gendarmerie. La patrouille ainsi venue a remorqué ce véhicule jusqu’à Bavois, pour une mise en sécurité. Arrivant sur l’aire de repos, je me suis présenté et ai assisté cette personne en détresse, qui en raison notamment d’un souci linguistique, n’avait pu se faire comprendre et était restée 1 heure sur la BAU. A défaut de couverture auprès du TCS, il aurait fallu payer l’intervention du dépanneur, ainsi que le transport de l’occupant jusqu’à Berne, par le premier train du matin. J’ai donc pris contact avec l’assurance couvrant le véhicule, de ce fait l’intervention du dépanneur a été prise en charge, de même que le transport en taxi jusqu’à Berne pour son occupant.
D’autre part, dans son édition du vendredi 23 décembre 2022, la publication d’un rappel concernant l’action « Pause Café de Noël », qui est devenue une tradition pour moi depuis 2016.
Le 24 décembre prochain, je vous convie à la traditionnelle Pause café de Noël. Ma fidèle cafetière et moi vous attendrons dès 21h sur l’aire de Bavois Jura (Direction Lausanne), pour un peu de chaleur et quelques bons bavardages. Evénement Facebook
Je remercie chaleureusement la rédaction du Journal de la région d’Orbe qui me consacre quelques colonnes pour un article de présentation dans son édition du 16.12.2022.
C’est alors qu’un soir, peu avant 22h, je constate la présence d’un chat sur le parking derrière la station service, en direction d’Yverdon.
Je me dis immédiatement que sa présence n’est point normale et qu’elle pourrait lui être fatale. Je m’en approche, il vient immédiatement vers moi, se laisse prendre et me gratifie de gros câlins.
Vu l’heure tardive, difficile de vérifier s’il a une puce et je l’emmène avec moi, j’ai ainsi eu une bouillotte toute la nuit.
Le lendemain matin, grâce à la puce, ses maîtres ont pu être contactés et il aura regagné son foyer, sur les hauteurs de Morges. Le coquin en avait fait du chemin, il s’était aventuré dans un véhicule qui avait stationné près de chez lui…